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Date :
De :
Sujet :
Provenance :
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Octobre
1999
Denis
Le Transssibérien
Moscou / Russie |
Apres une nuit sans
encombre et une matinée paysage et lecture
je me dirigeais de nouveau vers le restaurant un
peu tard dans l’après-midi afin de manger
le traditionnel repas unique. Nous étions
passé le matin même à l’heure
de Moscou (c’est à dire 5 heures de décalage).
Dans cette perspective, mon repas était soit
beaucoup trop tard, soit trop tôt !
C’est
avec une joie mitigée que j’aperçu
Dimitri dès mon entrée dans le restaurant.
Il était à table avec des personnes
en costume militaire où policier. L’un d’eux
lui tendait de l’argent. Il le prit en me fixant
d’un regard noir. Je me suis dirigé vers
ma table sans y porter plus attention. Le repas
fut entrecoupé de personnes qui venaient
rendre compte à Dimitri en lui donnant de
l’argent. Dimitri se contentait en général
d’écouter ce que la personne avait à
dire en sirotant un verre de Vodka orange avant
d’encaisser l’argent.
De mon
coté, je jetais de rapides coups d’œil de
temps à autres en essayant d’estimer l’argent
que tout cela pouvait représenter. Dimitri
ne cessait de me jeter des regards en coin noirs
de colère, comme si j’avais vu quelque chose
que je n’aurais pas dû. Sur ce, je n’ai pas
demandé mon reste, et je me suis sauvé
après avoir payé. Un des gus de Dimitri
me suivi jusqu’à ma cabine et me lanca un
coup d’œil alors qu’il passait devant.
L’après-midi,
plusieurs d’entre eux passèrent devant en
me lançant un coup d’œil ce qui n’était
pas fait pour me rassurer. Le soir, je décidais
à nouveau sagement de rester dans ma cabine
afin de manger. Malheureusement les soupes que j’avais
prévues étaient toutes rassies (ceux
qui me connaissent à Pékin me diront
qu’il fallait bien que ca m’arrive un jour !).
C’est
donc l’estomac vide que je me préparais à
dormir quand j’eus la surprise de voir passer Dimitri
qui me lança un regard noir avant de continuer
son chemin. J’eus vraiment la sensation que ma vie
ne tenait qu’à un fil : j’avais pu lire dans
le regard de Dimitri que je commençais à
vraiment les embêter. Suivi alors une nuit
presque sans sommeil où j’essayais de percevoir
les bruits du couloir. Je savais que lui et ses
" gus " n’étaient pas des enfants de cœur
et que ce n’était pas grand défi que
de me loger une balle dans la tête : le wagon
était vide, ils avaient les clefs de tous
les compartiments et ce n’était pas le genre
de personnes à prendre des gants.
La nuit
fût finalement sans encombre et je trouvais
le sommeil tôt dans la matinée. La
journée suivante fût consacrée
a la lecture , aux paysages ainsi qu’à la
rétrospective sur a vie à Beijing
et une réflexion sur mon avenir… très
reposant.
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