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Date :
De :
Sujet :
Provenance :
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Octobre
1999
Denis
Le Transssibérien
Moscou / Russie |
Au détour d’une
gare, nous avons été interpellés
par des enfants qui mendiaient pour de la nourriture.
Ne sachant pas quoi donner, nous avons offert l'ensemble
de nos fruits et de nos " crackers anglais ". Après
avoir dégusté les aliments, les enfants
se sauvèrent non sans nous adresser de grands
signes de reconnaissance. L’un d’eux revint baiser
la main D’Allan ce qui nous mis tous deux mal à
l’aise. Peu après, d’autre enfants apparurent
afin de mendier de la nourriture. De nouveau, nous
leur avons donné une partie de nos réserves
alimentaire qu’ils acceptèrent avec gratitude.
Mes " ritz " eurent un succès fou (et ceux
qui me connaissent savent le sacrifice que cela
représente pour moi de donner mes ritz !
!).
Après
le départ de la gare, Allan m’a confié
que la malnutrition des enfants est un des problèmes
les plus grave en Mongolie. Il est lui même
souvent confronté au phénomène
à Ulan Bator et personne ne semble s’en préoccuper…
Son rêve serait de créer une structure
où les abandonnés de la société
(les vieilles personnes) s’occuperaient d’autres
abandonnés (les enfants). Le centre qu’il
met au point actuellement a pour vocation de réinsérer
les vieilles personnes en leur donnant pour mission
de s’occuper des jeunes… Un rêve, qui, connaissant
Allan, sera très bientôt une réalité
!
De retour
dans mon compartiment, en regardant par la fenêtre,
je remarquais que nous ne cessons de tourner depuis
des heures. En effet, le parcours du train, était
depuis le début de la matinée composé
quasiment exclusivement de courbes traçant
un parcours en " s " dans l’espace. C’est comme
si les Mongols n’avaient pas reçu de rails
droit et avaient été contraint de
composer le parcours du train uniquement avec des
courbes. Tandis que nous regardions amusé
le parcours du train, Allan me dit que nous arrivions
à Ulan Bator, capitale de Mongolie, ce qui
annonçait la fin de notre périple
ensemble.
A l’arrivée
du train, les amis Mongols d’Allan l’attendaient
est c’est la mort dans l’âme que je dû
refuser son offre de rester quelques jours chez
lui en ville. Puis le train repris son long périple…
Au démarrage
du train, il ne subsistait plus dans le wagon que
les Neo zélandais et moi-même. Je me
suis donc tout naturellement lié d’amitié
avec eux avant de me diriger vers le compartiment
de M. Li pour le traditionnel majong arrosé
d’alcool de riz.
C’est
a moitié vrillé que je me préparais
à passer la frontière Mongole (pour
sortir) et Russe. Enivré par l’alcool de
M. Li, j’abordais cette nouvelle épreuve
sans crainte. Et tout se passa bien, ou presque
!
Les douaniers
Mongol, à la sortie du territoire faute d’être
prévenants étaient polis. Une des
douanières était une femme Mongole,
grande et élancée… sublime. Les restes
d’alcool dans mon sang me firent dire ce que je
n’aurais jamais dit en temps normal. Alors que la
douanière s’éloignait, j’interrogeais
M. Li afin de savoir si la belle douanière
était mariée et si on pouvait me délivrer
un visa longue durée afin de vivre une vie
heureuse en Mongolie… Malheureusement, parlant un
peu fort en chinois, mon discours parvint aux oreilles
de la belle douanière qui vint directement
me voir dans mon compartiment.
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