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Date :
De :
Sujet :
Provenance :
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Octobre
1999
Denis
Le Transssibérien
Moscou / Russie |
Si nous avons eu de
la chance, ce ne fut pas le cas de tout le monde.
Juste avant le départ du train, on a pu distinguer
dans la nuit deux personnes qui ne pouvaient poursuivre
leur voyage, arrêtés net dans leur
progression par les douaniers. Les douaniers sortis,
tous les voyageur du wagon (y compris les chinois)
sont sortis de leur cabines afin de partager leur
expériences et leurs frayeurs.
Mais bizarrement,
tout n’était pas fini et il nous fallait
passer un deuxième contrôle de douane
Mongol dix minutes plus tard. Là encore,
leur entrée fut théâtrale avec
bottes de cuir, costumes militaires impeccables
et manières de malpropres. Après une
rapide discussion avec les responsables de wagon,
ils ont procédé à un second
contrôle. Cette fois-ci, on nous a demandé
de déclarer nos biens et l’argent que nous
portions sur nous : je sentais le piège venir
!
J'ai alors
déclaré une valeur inférieure
à ce que je portais réellement sur
moi. Lorsque le douanier a tiqué sur la page
arrachée de mon passeport, M. Li (l’un des
deux responsables de wagon est intervenu –en chinois-)
et lui a dit que le reste de mon passeport était
en règle. Le douanier lui a alors demandé
si il me connaît et M. Li s’est contente de
répondre que oui, et que j’etais plutôt
sympa. Le douanier, visiblement convaincu, m’a tendu
mon passeport sans rien me demander.
Après
plus d’une heure de contrôle, les douaniers
quitterent enfin le wagon et monsieur Li que je
remerciais respectueusement de son aide au nom de
tous les passagers nous a indiqué que la
frontière était définitivement
passée. Après quoi je suis rentré
dans sa cabine afin de discuter avec lui. Il m’a
confirmé, entre deux phrases qu’il se posait
parfois des problèmes à la frontière
de manière totalement aléatoire. Il
m’a également indiqué que nous avions
eu de la chance car l’un des douaniers qui nous
avait contrôlé était l’un de
ceux qui avait arrêté quelques étrangers
dans le train précédent… De mon coté,
je lui ai fais savoir que je restais persuadé
que son aide a été décisive,
ce qu’il infirma avec modestie.
Après
un verre de whisky dans la cabine d’Allan, je m’en
suis allé me coucher, épuisé
par les émotions de la journée.
Le deuxième
jour, au lever, je pris le temps d’admirer les paysages
de plaines et d’étendues sans fins. Parfois
au détour d’un village, on distinguait des
moutons, des vaches ou des chameaux dans la prairie.
Les villes étaient rares mais elles stigmatisent
le fait que ce petit pays de 2,2 millions d’âmes
n’est pas riche. Les maisons sont généralement
constituées de terre séchée
et de taules mal ajustées recouvertes de
quelques centimètres de neige.
Une fois
ma demi-heure paysage consommée, je foncais
dans le wagon d’Allan afin de reprendre les discussions
philosophiques de la veille. C’est ensemble que
nous nous sommes dirigés vers le wagon restaurant
Mongol (car il est changé à la frontière).
Le cadre était plus délabré
que dans la partie chinoise, mais les menus qui
nous etaient offert étaient en anglais et
les plats variés.
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