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Provenance :
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Octobre
1999
Denis
Le Transssibérien
Moscou / Russie |
J’ai vraiment admiré
cet homme dont la vie avait été une
mosaïque de missions, de combats pour la défense
de la nature et qui ne reculait devant aucun sacrifice
pour arriver à ses fins. Ni le diabète
(qui le faisait souffrir atrocement –j’en suis témoin-)
ni les diverses souffrances physiques que l’on avait
pu lui affliger ne le faisaient reculer.
De plus,
les voyages et la méditation associés
à la pratique de sa religion lui ont donné
une sagesse et une connaissance de la nature humaine
extraordinaire.
Nous avons
discuté avec Allan pendant longtemps, presque
deux jours entiers de sujets profonds tel que la
religion, le respect de la nature, les dangers du
surarmement, de la surpopulation… et bien sûr
de nos découvertes respectives de voyages.
J’étais
passionné par ces récits d’aventures
et anecdotes arabes, sibériens et mongols
tout autant qu’il l’était de mes diverses
expériences chinoises. Les heures de nos
discussions se faisaient sur fond de paysages chinois.
Je jetais souvent un œil à la fenêtre
afin de profiter des paysages chinois comme pour
dire au revoir à ce pays que j’aime tant.
Petit à petit, les collines enmuraillées
laissaient la place à des plaines de plus
en plus vastes et désertiques … nous approchions
de la Mongolie.
Le passage
de la frontière devait avoir lieu vers 22
heures après le changement de roues. En effet,
la largeur des voies de chemin de fer chinois et
mongole étant différentes, il fallait
procéder à la frontière mongole
au changement de toutes les roues du train. Le train
devait, comme à chaque fois, passer par un
rituel assez amusant. Il est entré dans un
hangar, les wagons ont été détachés
les uns des autres puis soulevés du sol.
Par la suite, les chinois ont fait glisser les roues
du train liberés de leur wagons avant de
les remplacer par de nouvelles avant de déposer
délicatement les wagons dessus !
L’opération
accomplie, nous nous sommes dirigés vers
la Mongolie. A ma grande surprise, ce fut la douane
chinoise qui me posa les premiers problèmes.
Ils me demandèrent de descendre du train
argumentant que mon visa chinois n’avait pas une
validité correcte. Après de nombreux
refus, j’ai dû me résoudre à
descendre, la peur dans l’âme que le train
ne reparte sans moi ! Par la suite les événements
se sont passés rapidement et ils m’ont rendu
mon passeport après s’être enfermés
quelques minutes dans une salle.
Quelle
ne fut pas ma surprise dans le train lorsque je
me suis aperçu que les douaniers chinois
avaient arraché une page de mon passeport
(qui fort heureusement n’était pas celle
du visa mongol !). Affolé, je montrais la
page manquante à Allan qui arborait une figure
grimacante me faisant passer le message que ce nouveau
problème n’allait pas faciliter le passage
de la douane Mongole déjà réputé
difficile.
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