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Octobre
1999
Denis
Le Transssibérien
Moscou / Russie |
7554 Km de Pékin
à Moscou en passant par le nord de la Chine,
la Mongolie, la Sibérie et la Russie, soit
6 jours de train…Impressions d’un voyage merveilleux…
et périlleux
On m’en avait dit beaucoup
des histoire sur ce Transsiberien avant mon départ,
plus de mauvaises que de bonnes bizarrement… Des
rackets à la frontière par les douaniers
mongols, la prison si on ne coopère pas aux
bandes armées jusqu’aux dents en passant
par les méfaits de la maffia Russe et les
" businness parallèles " qui se passent sur
le train. Tous ces phénomènes assez
nouveaux (car un de mes amis n’avait rien connu
de tout cela en novembre dernier) n’étaient
pas faits pour me rassurer étant donne que
je voyageais seul !
C’est
donc l’esprit plein d’appréhensions mais
plein d’espoir que je me préparais ce mercredi
matin à prendre le train (après 5
nuits légères en sommeil...).
La première
bonne surprise de ce voyage fut la gentillesse et
la compétence des responsables de wagons
qui étaient tout service. Apres m’être
installé dans ma cabine j’ai essayé
de nouer contact avec les autres voyageurs de mon
wagon. Il y avait un américain, deux néo-zélandais,
un Singapourien et quelques chinois.
Tout de
suite le contact est passé avec l’américain
qui n’en était plus tellement un étant
donné qu’il parcourait le monde depuis plus
de 30 ans ! ! Il incarnait pour moi le rêve
de quiconque souhaitant parcourir le monde. Dans
le wagon, tous l’appelaient " le prophète
" et j’ai rapidement compris pourquoi. Etre savant,
sage, intelligent, l’esprit ouvert on sentait en
voyant cet homme que sa présence sur la terre
n’était pas un hasard et qu’il était
institué d’une " mission ". Allan puisque
c’était son nom, avait entreprit de voyager
il y a de cela 30 ans afin de sortir du train-train
quotidien et de donner un sens à sa vie.
Ses voyages l’on amené à travailler
dans les pays arabes pendant 10 ans et de côtoyer
les plus grands princes et dirigeants de ce monde.
Puis il avait pris le chemin de l’Asie en s’arrêtant
au Kazakhstan, en Russie pendant quelques années.
Finalement il avait atterri en Inde où il
est devenu sic après plusieurs années
d’apprentissage avec un grand maître.
Par la
suite, il avait par choix, décidé
de se diriger vers la Mongolie où il dirige
aujourd’hui encore une croisade contre le braconnage
de faucons. Il vit sa lutte avec passion et ne recule
devant rien pour sauver cette espèce de l’extinction.
Le problème
est préoccupant car les oiseaux disparaissent
vendus jusqu’à 20 000 $ aux émirats
arabes qui les utilisent pour la chasse. Sa lutte
l’a amené à deux reprises à
attaquer avec succès le gouvernement mongol
pour non respect des traités internationaux
au grand désespoir de l’ambassade des EU
qui auraient souhaité garder profil bas.
Mais dans
cette lutte, il s’est crée pas mal d’ennemis
(les braconniers en particulier) qui sont venus
le 13 janvier dans son domicile pour le lui faire
savoir. Ils l’ont laissé pour mort chez lui.
Par la suite il est allé à l’hôpital
de Pékin afin de subir des traitements approfondis.
Il était là , dans ce train, de retour
vers Ulan Bator afin de montrer qu’il n’abandonnerait
pas la lutte et qu’il n’avait pas peur…
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