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Accueil > Aventures & Itinéraires > Benjamin & Julie
L'Amazonie

 

1er contact avec le sol Brésilien

Nous sommes arrivés à Fortaleza hier soir (le 3 dec.).

Premiere claque : on passe de 10 degré a Paris avec le froid, la pluie (efin vous connaissez...) a 32.
On est crevé a cause du décalage horaire mais il vas falloir récupérer car demain soir, c'est la Forêt vierge !!!

Fortaleza devait etre un sas de décompression avant l'Amazonnie mais a part nous habituer a la chaleur, le décor n'a rien a voir ; on a tous vu des image de Rio, les plages et les immeubles ... C'est fou de voir quand on se promene sur le bord de mer, d'un côté la plages paradisiaque avec ses cocotiers, cabanons, sables blanc et volleyeurs, et de l'autre côté, au milieu de petites bicoques rafistollées, d'immense tours récentes, de verre et de béton, plutôt colorées d'ailleur.

Aéroport de Belem (le 5 dec.).

Je sue a grosses goutes, le cybercafe ne profite malheuresement pas de la clime de l´aeroport. Une "novela" passe sur une petite tele gresillonante des annee 70. Hier, a Fortaleza donc, on s´est un peu laché avant d´affronter l´Amazonie : on a enfin pu gouter la Langouste Termidore pour 30 reals (~8 euros). Ici, les deux mondes (riches et pauvres) cohabitent de facon surprenante, les gamins des favelas dorment au pied des grands immeubles (hôtel generalement) de luxes. Ne nous meprenons pas, les polices militaires et civiles veillent... On vas prendre notre avion pour Altamira dans 2 hrs (en esperant qu´il n´y aura pas 3 hrs de retard cô tout a l´heure) et survoler la foret. J´aurai bien aimer faire quelques plans mais malheureusement il fera nuit (rappelons que je suis la pour filmer et Julie pour dessiner).
Les gens que l´on croise sont tres beau (surtout les filles), comme quoi le metissage (blancs, noirs,indiens) ca a du bon !

Arrivee à Altamira.

On a beau s´y attendre, imaginer le futur, faire des previsions, on est toujours dupe. Les images d´Amazonie, je les avais en tête et de les voir n´était pas surprenant bien qu´elles fut sensiblement differentes des photos aeriennes des zolies albums.
L´épaisse couche de condensation mélée de nuages etde fumée (j´y reviendrai plus tard) gêne franchement la visibilité et crée un sentiment onirique. Autour de Altamira, tout est déboisé, j´apprend plus tard que la si belle couleur rouge du soleil couchant vient de la fumé des cultures sur brulis. Le plus déphasant à été la sortie de l´avion. Dans la tombée du jour, une épaisse vague de chaleur et d´humidité comme j´avais jamais connu auparavant nous est litteralement rentre dedans. En quelques minutes nous étions tout transpirant, frénétiquement à la recherche du repulsif à moustique (ce qui a bien fait marré le policier du coin). Iliana, la personne qui nous acceuille arrive. 2 eme effet amazonien : une intense fatigue me vide d´un coup, je suis pris d´un gros doute, aurais je la force ? moi frele petit européen. Bon, la chambre le UFPA (université) est nickel, tout le monde est sympathique, tudo bem ! Les doutes se dissipent et laissent place aux prévisions, il va falloir penser au film.
Iliana fait partie du LAET, ONG associée a l´ufpa (du Para, etat d'amazonie) qui fait de la recherche/formation/developpement autour de l'agriculture familiale et du dev durable. Notre but a Julie et a moi est de faire un carnet de voyage avec nos outils (crayon et camera) et pensee respectives en naviguant entre les acteurs de la region ou intervient le laet: la celebre Transamazonienne. Les acteurs sont : les gens du coin, paysans, syndicalistes, universitaires, etudiants, exploitants et indigenes. Tout un programme !

Le 6 décembre
.
On a discute des activites du laet avec Iliana, ils travaillent ces temps ci dans plusieurs municipes de la Transamazonienne, avec des organisations paysannes, des maisons familiales rurale. Tout ca est un peu complique et j y reviendrai un jour peut etre. Donc,je pense commencer par filmer les activites a altamira comme l apprentissage vraiment bien foutu et tres encré dans la realite quotidienne de l agronomie et autres. Le plus interessant reste de voir les gens vivre, mais c est aussi le plus difficile a capter. Il est prevu que l on parte mi dec en expedition sur le Xingu dans la reserve des Curaia avec leur ‘chef’ Joaquim Curaia, il y a plein de problemes la bas (exploitation illegale d acajou, contamination de l eau au mercure, en fin pleins de trucs réjouissant).

Mais pour l'instant on se fait au rythme et c est plutot sympa.

Le 9 décembre (par Benjamin)

Julie va aussi ecrire sa vision des choses de son coté. Ces derniers jours ont ete tres intense, je suis en train de vivre quelque chose de fabuleuses mais tt va tellement vite que je m en rend a peine compte. Le film avance a une vitesse folle et vue que je fime tt, les cassettes defilent, defilent (va falloir en racheter mais y en a t il ici ?). Personne n ecoutent jamais l histoire des gens d ici, donc il suffit de
leur demander pour qu il parle encore et encore de choses halucinantes. C´est pas facil de tout capter en portugais, heureusement Iliana nous a fait rencontrer Jefthe, un gars délirant qui a voyager un peu partout et qui parle français (il dit tt le temp 'c est le délire quuuoiii' ou 'c est carrement géniaouu').
ce serait difficile de tout raconter parcque en qlqs jrs on arrete pas de rencontrer et de vivres des trucs
de fous grace a Jefthe, Iliana et Joaquim Curuaia.

Joaquim Curuaia

La rencontre de ce dernier etait un grand moment. A la maison de l indien (qui depend de la funai) d'Altamira vivent les differents indiens de la region de passage a Altamira (comme tjrs ils st bien a l ecart). Donc on le rencontre la bas pour planifié l expedition que l on doit faire avec lui (c est le chef de son aodeia) dans la reserve des Curuaia. C etait tres impressionnant de voire ce petit homme trapu dire un discour, dev la caméra, qu il avait apparament travaillé, sur ttes les misères que vit son peuple. Il n etait pas a l aise, il s adressai vraiment a la camera, a l occident. Il compte sur nous, ce qui est flatteur mais un peu oppressant, avec la dignite d un chef (ce qu il ne l empeche pas d etre tres marrant comme la plupart des indiens).

Sur la plage

Et oui, il y a des plages en Amazonie. On y est aller pour filmer une grande quantité de tronc d acajou coupe illegalement, qui a ete saisie et entreposee la bas. On essaye d interroger le guardien du stock mais il etait trop timide pour parler devant la camera. Sinon l´eau etait bonne.

Le vieux couple

On a bien rigolé hier en discutant avec un vieux couple (pas marier) d un Bresilien originaire du nordeste et d une Curuaia vivant a Altamira. Le vieux etait ravi de trouver une camera parcequ il voulait enfin denoncer l injustice qu il a vecu mais il aurait préferé qu on soit Américain (qu il deteste d ailleur, comme bcp de gens d ici) car c est a eux qu il voulait s adresser. C est un ancien 'soldat du caoutchou'
recruter ici pdt la guerre et devenu Seringueros apres. Il voulait dire qu il n avait jamiais touche l'argent des Americains.
Aujourd hui, sa femme (qui n arrete pas de rire tres fort) et un ami a elle Curuaia de ~80 ans, il ne connait pas sa date de naissance, on chanter pour nous une chanson en curuaia. C etait tres fort, sans se prendre au serieux.

Les Araignées

On mangeait chez Iliana qd on a vu dans l angle du plafond une grosse araignee (argh). S engage alors une discusion ou on a ete bien sur ridicule, sur les araignee. Avec effroi on apprend qu ici meme dans la ville il y a des mygales partout (dehors qd meme) (re argh) mais qu elle st pas de tout dangereuses. S en est suivit une discusion sur pleins d autres bestioles, ou les cliches sur l amazonie se sont vite envolé (enfin pas tous ...). Iliana, qui est une femme vraiment etonnante, parlait de tous ça avec un calme !
Elle a qd meme ligote des Caimans a la main sans qu ils soit endormis (elle est biologiste) !!

Le 9 décembre (par Julie)

Johachim Curuaia

Nous devions le rencontrer pour mettre au point une expédition dans son village.
Des la première rencontre il inspire le respect, et les quelques angoisses que j'avais vis a vis de l'expédition dans la foret primaire (c'est a dire jamais touchée par l'homme) on soudainement totalement disparues. Comme si le regard de ses yeux vif, noirs, me disait -:" Tu vas venir avec nous dans la réserve, tu va faire ton travail, on va t'expliquer tous nos problèmes pour que les européens sachent, et c'est tout, il n'y a rien a dire de plus. -ok..." Donc il n'y a pas à s'en faire, nous serons entre de bonnes mains, il connaît la foret, aucun doute la dessus.

Les belles maisons de Altamira

Face au Xingu, on voit des superbes villas, magnifiques, immenses, à cote petites bicoques rafistolees. Lorsqu'on demande a Jefthe (notre traducteur) qui habite la, il nous répond systématiquement :'oh, lui? Il est un voleur, il a tue des gens." Pas besoins d'en dire plus pour avoir une idée de la corruption ici...

Les jours passent et nous nous acclimatons petit à petit au climat.
J'ai déjà oublie tous les films que je m étais fais sur les bestioles d'Amazonie : on n'en voit tellement peu que depuis qu' Iliana nous a dit qu'il y avait de mygales dans la ville, je regarde partout, prête a faire une photo pour montrer aux copains, mais je n'ai encore rien vu de terrifiant. Maintenant je ne sais pas ce que ça va être dans la foret...J'espère tout de même ramener quelque images sensationnelles.
Nous avons passe ces quelque jours a faire des entretiens avec différente personnes, pendant que Benjamin filme et enregistre l'entretien, je dessine les gens, ce que je vois, ce qui attire tout de suite les enfants. On commence a parler, avec des gestes le + souvent, mais je suis vite embétée a cause de la langue, alors ce qui c'est passe ce matin était rigolo : on a communique en dessinant. J'aimerais renouveler ça, ça peut être intéressant pour le bouquin. Lorsque je n'arrive vraiment pas a dessiner, je prends des photos.
Sinon j'ai aussi un peu de mal avec les Indiens car il ne comprennent pas vraiment le concept d'un livre pour raconter des choses, faire passer des idées, et surtout pour dénoncer les problèmes. Ici, le livre en tant qu'objet n'a pas une très grande importance, par contre les images télévisuelles on en voit partout, sortant des postes de télé dans chaque boutique. Ce coté ci ressemble énormément à la Bolivie et au Pérou, mais j'y reviendrais.

Benjamin & Julie

 


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