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La
susceptibilité Hongroise
Comment commencer le premier
récit d'un très long voyage ? Il y à quelques jours,
j'étais auprès de mes adorables petits cousins à
jouer et discuter avec eux. Aujourd'hui, quelques jours
plus tard, je suis toujours près de la France mais les
amarres sont larguées. Je ne ressens pas une excitation
hors norme, au contraire, je me pose dans tous les sens
la question de savoir pourquoi je fais cela. Je dois trouver
ma vitesse de croisière pour reprendre l'expression de
Moitessier. Le départ
se passe matériellement sans problème. Je ne me suis pas
rendu compte d'un oublie majeur, mon sac n'est pas trop
lourd. et même ma petite tendinite au pied a disparue.
A croire que mon corps est d'accord pour ne pas me mettre
des batons dans les roues. Il faudra aller au bout. Aujourd'hui
après 8 jours, je sens mon état d'esprit évoluer dans
le bon sens. Je trouve mes marques dans le chaos.
Les Bains Galler -
Budapest
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Ma première
étape Hongroise fut placée sous le signe de la chaleur
et les célèbres thermes de Budapest n'en sont
parus que plus agréables. Les bains Secheni et Gallert,
les plus connus dans lesquels je me suis remis des
nuits éprouvantes, sont de magnifiques complexes anciens
incluant des bassins extérieurs et intérieurs maintenus
à différentes températures et dont les propriétés
curatives diffèrent selon les salles. J'ai revu à
plusieurs reprises un ancien collègue de promotion,
Régis, qui habite Budapest et qui avait eu vent de
l'article paru au sujet de mon voyage dans le journal
local ainsi qu'un de ses collègues CSN, Clément. |
Avec un salaire moyen de
2 500 Frf, les restaurants sont réserves aux nouveaux
riches et aux touristes. Les Hongrois les apprécient pour
y prendre simplement un café ou un déssert. Les serveurs
ont l'énervante manie de pousser à la consommation
et les clients peuvent aisément payer le prix de consommations
virtuelles.
Dimanche soir, veille de
mon départ, nous allammes dîner dans un restaurant de
première catégorie. Le service était de grande qualité
et j'ai pu essayer les spécialités locales à savoir
la Goulash (prononcer Gouillash), soupe de légumes
et de viande, et le Grundel Palasinta (crêpes aux
chataignes napées de chocolat) qui pourrait caller n'importe
quel appétit. Arrive l'addition écrite en Hongrois. Régis
qui maîtrise bien la langue la relis avec attention et
y trouve sans grande surprise 4 lignes sans raison d'être.
Nous renvoyons la note et je conseille à Régis
de dire au serveur qu'il est innadmissible qu'un restaurant
de ce standing pratique ce type d'escroquerie. Le serveur
reviens et engage alors une converstion. Le serveur explique
que notre note a été confondue avec celle d'une table
plus loin (ouais d'accord). Régis rétorque que ca ne devrait
pas arriver. "Si ca ce peut !" s'énerve le serveur. Régis
rétorque vivement que Non ! L'autre, plutôt balaise et
au lieu de s'écraser comme tout serveur digne de ce nom,
lui dit de ne pas hausser le ton. On allait en venir aux
mains (et on allait perdre). L'incident tournait au scandale
dans un restaurant qui n'en désirait surement aucun. Régis
qui regarde alors la note, ré-écrite entre temps et qui
était passée comme par magie de 10300 à 6300 forint
(1000 forint = 26 francs), en remet alors une couche.
Sur ce, le serveur attrape la note, la froisse et nous
dit de nous tirer !!!! Tétus et susceptibles, deux traits
du caractère Hongrois, selon Régis, dont nous venions
d'être témoin. Nous nous demandammes alors en souriant
de combien avaient pu se faire extorquer la 20taine d'américains
retraités qui avaient dinné avant nous.
La nuit, j'étais bien sur
comme prévu sur l'isle Pepsi (personnellement je préfère
les Glenans comme nom ou même Belle-Isle) où s'est déroulé
le festival Pepsi Sziget toute une semaine durant.
Si mon passage 5 ans plus tôt m'avait laissé un souvenir
impérrissable, j'ai trouvé cette fois le festival un peu
TROP. L'isle trop grande (nous campions avec mon cousin
au bout de l'isle où s'était regroupé un bon nombre de
francais), trop de poussière, trop chaud, trop de concerts
(comment choisir ?), trop de monde et même trop long (je
suis parti deux jours avant la fin)... Mais côté musique,
il s'est quand même passé pas mal de choses. Je retiendrai
surtout Morcheeba. Après avoir fait tourner leurs albums
en boucle à Séoul (amis Séoulites je vous salue),
ca m'a bien fait plaisir de les voir sur scène. Allez,
à la louche, il devait bien y avoir 100 000 personnes.
Une marée humaine comme l'ont fait remarqué plusieurs
fois les musiciens. Je me suis sinon régalé de percussions
notamment dans la tente Zen Cokxpon où les représentations
se dégustent alongés. J'ai adoré la musique expérimentale,
ce musicien au crane rasé qui se jouait de bits d'une
manière hallucinante. Bon et puis il y avait les scènes
techno (ou mes collègues de Corée auraient fait bonne
figure), les scènes de Blues, de trash. Le groupe Hare
Krishna était encore bien impressionnant (c'est mon côté
secte dirait Xavier). Le seul groupe sur le festival à
chanter des heures durant chaque soir les même paroles
sur le même rythme et à attirer toujours plus de
monde.
| Départ donc
pour Prague où je suis arrivé à 3 h du mat.
Je réveille Lenka ou pas ?. Lenka est ma grande soeur
Czeck, collègue de travail, collocataire et complice
éthylique de mon aventure en Australie. Ses déboirs
avec l'Australie, ce grand pays qui ne nous aura pas
fait de cadeau à l'un comme à l'autre,
se sont terminés quelques mois après les miens et
elle est de retour dans sa patrie. Finalement, 1 heure
plus tard, n'en pouvant plus de me morfondre sur mon
banc au milieu de dizaines de clochars dans la gare,
je l'appelle et ne la réveille pas.. |
Pragues
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Pragues
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Elle n'a
pas changé (elle s'endore toujours un Bretzel à
la main, son pêché mignon) et moi non plus donc tout
va bien. Elle a un apart sympa en centre ville. Je
me ballade la journée et le soir nous le passons comme
autrefois à discuter et glandouiller. Prague
est vraiment une belle ville, pleine de touristes
également. Un ou deux jours de plus et je redécole.
Prochaine étape, Krakow, Bratislava ou Bucarest,
je n'ai pas encore choisi. Je déjeune demain avec
une Slovaque que j'ai rencontré aujourd'hui et qui
pourrait faire pencher mon choix sur Bratislava. |
Je voudrais rester quelques
jours dans la même ville plutôt que de faire les trois en
4 jours. Ensuite je descents dar dar sur l'Italie pour passer
les 10 derniers jours à sauter d'îles en îles en
Grêce, d'où je vous donnerai surement le prochaines nouvelles.
L'aventure
commence !
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