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Catalogne - Communauté valencienne
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Catalogne - Communauté valencienne
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Vendredi 12 septembre : nous partons de Montpellier sous un ciel assez chargé avec notre camping-car, en direction de l'Espagne (la Catalogne et la Communauté Valencienne) en prenant la RN 113 puis la RN 9 jusqu'à Perpignan. Là, nous faisons un détour involontaire par Canet en Roussillon et Argeles sur Mer (erreur d'orientation à l'entrée de la ville), où nous prenons la RN 114 jusqu'à la frontière que nous franchissons juste avant Port Bou, importante gare ferroviaire mais très petite ville.
En Espagne, le ciel commence à s'éclaircir. Nous continuons sur la route côtière RN 260 jusqu'à Llança, où nous prenons la route provinciale 612 jusqu'à El Port de la Selva, joli petit port au fond d'une crique.
Dans le village, nous prenons une petite route très pentue et en assez mauvais état qui nous emmène au monastère de Sant Pere de Rodes, juché à près de 400 m d'altitude sur le mont Sant Salvador de Verdera qui surplombe la mer. Nous stationnons au premier parking, à environ 800 m en avant du monastère.
Ce monastère bénédictin du Xème siècle, en ruines et partiellement restauré, a connu bien des vicissitudes au cours de son histoire (vols, incendies, saccages, épidémies,...).
Son église du XIème siècle à trois nefs, Santa Elena, est unique dans l'architecture médiévale espagnole, avec des influences pré-romanes très marquées. Sa voûte centrale très haute contraste avec les voûtes latérales très basses. Son clocher carré de 27 m de hauteur à trois étages avec de grandes ouvertures est construit dans le style roman lombard.
Après notre visite, nous reprenons notre camping-car pour aller nous stationner sur l'autre parking du site, complètement en retrait de la route et quasi-invisible ; nous nous y installons pour la nuit. De là, nous jouissons d'une vue absolument imprenable d'un côté sur la côte et et de l'autre sur les montagnes des Pyrénées.

Samedi 13 septembre : après une nuit parfois un peu agitée, au sens propre du mot, par les violentes rafales de vent d'ouest qui secouent le camping-car, nous nous réveillons avec un ciel parfaitement clair et bien dégagé.
Nous redescendons par la même petite route jusqu'à El port de la Selva où nous reprenons la GI 612 puis la GI 613 qui franchit un col escarpé, pour arriver à Cadaquès, le "Saint Tropez" de la Costa Brava.
Nous stationnons au parking SABA à l'entrée du village, seul parking autorisé pour les camping-cars (4 € de l'heure, 150 € d'amende si on va ailleurs), très proche du centre ancien où se trouve l'église Sainte-Marie, édifice gothique tardif du XVIème siècle. Si le monument en lui même ne paye pas de mine, son retable baroque en bois doré de Pau Costa et Joan Torras est particulièrement spectaculaire avec son iconographie foisonnante et les deux atlantes très colorés qui le soutiennent.
Nous descendons ensuite jusqu'au front de mer d'où l'on embrasse du regard le port et le village dont les maisons blanches illuminées par le soleil se détachent sur les montagnes. Les barques qui se balancent dans la crique, blanches elles aussi pour la plupart, sont un spectacle plein de charme.
Après notre visite, nous devons renoncer à emprunter la route côtière de la Perafita qui, trop étroite est interdite aux camping-cars car.
Nous revenons sur nos pas par la GI 613, prenons la GI 614 puis la route régionale C 68 pour aller à Rosas distante d'une trentaine de km. Juste avant d'arriver, nous nous arrêtons dans un sous-bois tranquille pour déjeuner.
Après le repas, nous entrons dans Rosas. Cette ville est une grosse station balnéaire sans intérêt où le béton prolifère un peu partout et défigure une baie qui a dû être belle dans un lointain passé. De plus, le stationnement y est extrêmement difficile, tous les parkings sauf celui du port étant équipés de barres de hauteur à 2,2 m. Nous nous contentons de parcourir tout le front de mer, à sens unique vers l'est, et de revenir par l'intérieur de la ville, sans nous arrêter et reprenons la C 68 vers l'ouest, puis la GI 621 vers le sud.
Nous traversons une plaine alluviale, drainée par deux fleuves, la Muga et la Fluvia, dont les sédiments ont formé une vaste zone marécageuse aujourd'hui assainie et plantée de vergers (pommiers, pêchers et poiriers), et qui se termine sur la mer par de vastes plages de sable où pousse abondamment le béton.
Nous arrivons à Empurias où se trouvent les ruines d'une ancienne cité gréco-romaine. Fondée vers 600 avant JC par les Grecs phocéens déjà établis à Marseille, la ville ancienne, Paliapolis, était située sur une petite île aujourd'hui reliée à la côte. La ville nouvelle, Neapolis, fut créée sur le rivage vers 550 avant JC.
A l'entrée, après avoir franchi une épaisse muraille, on trouve d'un côté le temple d'Asclepios, dieu grec de la médecine, et de l'autre le temple de Serapis, divinité égyptienne intégrée tardivement au panthéon grec.
Un peu plus loin, on arrive sur l'Agora, le centre de la vie publique. Une curiosité juste à côté consiste en des "filtres à eau", de grandes amphores enfichées dans le sol servant à purifier l'eau de pluie utilisée pour les usages domestiques.
De là, on va au musée où l'on a rassemblé, de manière très claire et didactique, les nombreuses pièces trouvées sur place telles que vases et mosaïques, pour faire une grande fresque historique de la cité.
La ville romaine d'Emporiae fondée par Scipion l'Africain, le vainqueur de Carthage, qui a donné son nom à la ville moderne, a été bâtie sur la hauteur, un peu en retrait par rapport à la mer
On y trouve les restes de plusieurs riches maisons patriciennes et des thermes. Le forum, en restauration, est inaccessible à la visite.
Après avoir déambulé un moment le long de la plage contiguë à la ville, nous partons à la recherche d'un bivouac pour la nuit, en utilisant la liste des aires de stationnement que nous avons en main. Nous ne trouvons pas celle de La Escala, station balnéaire située à quelques km et repartons vers le sud par la GI 623, la C 31 et la GI 643 en direction du très petit village de Gualta (15 km plus au sud au bord du fleuve Ter) qui est supposé en posséder une selon la même source. Nous ne la trouvons pas non plus mais trouvons un emplacement de stationnement en contrebas de la route juste à côté du village, à l'entrée d'un verger de pommiers, où nous nous installons pour la nuit.

Dimanche 14 septembre : après une nuit tranquille...

Pour lire la suite et voir les photos, aller à l'adresse suivante :
http://jc.chabanis.free.fr/voyages/catalogne_valence.htm

 


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